Pourquoi étudier la Philosophie?

Pourquoi est-ce qu’on voudrait étudier la philosophie? Il me semble que c’est tout théorique, mais pas en toute pratique.

Je veux éliminer ta peur tout de suite. Mais pour faire ça, il faut faire un peu de philosophie. La philosophie est l’amour de la sagesse. Qu’est-ce que la sagesse? Il y a plusieurs réponses à cette question, ils reviennent tous à la connaissance des causes. Tu vas dire, ça n’a aucun rapport, la sagesse est en rapport avec comment bien vivre sa vie, et, selon les proverbes la sagesse commence avec la crainte (ce qui veut dire, respecte) de Dieu. Tu dirais vrai, mais tu n’irais pas assez loin. Qu’est-ce qu’on veut dire quand on dit que quelqu’un sait comment vivre? On est en train de dire qu’il sait comment il devrait agir dans chaque circonstance, et ce qu’il devrait poursuivre comme étant bons. Cette connaissance est une connaissance des causes de l’action. C’est à dire, un personne qui sait ce qui est bon, et donc, digne d’être poursuivit, est une personne qui connaît les causes finales de l’action qui devrait être poursuivit par l’être humaine. S’il sait, en plus, comment les atteindre, alors il connaît les causes formelles et matérielles de l’action. Donc, un homme qui est sage en rapport avec l’action morale est un homme sage.

Mais je veux aller plus loin. Qui est l’homme le plus sage: l’homme qui connaît les choses qui sont contingentes (une chose contingente est une chose qui étant, peux ne pas être), ou l’homme qui connaît les choses qui sont nécessaires? Les choses contingentes peuvent arrêter d’exister, mais les choses nécessaires doivent toujours être, et ne cesseraient jamais d’exister. Donc, la connaissance des choses nécessaires est plus certaine, la connaissance des choses contingentes cesse (à parte dans la mémoire) une fois que les choses contingentes cessent d’exister.

Les actions humaines ne sont que des états d’être contingentes, ils passent avec le moment, et la connaissance sur comment agir dans circonstance 1 s’appliquerait pas nécessairement dans circonstance 2, 3, 4, n (‘n’ égal à l’infinité).

Mais quelles sont les choses nécessaires? Il existe’il des choses nécessaires? Il y a deux types (au moins) de nécessité: Nécessité absolue et nécessité relative.

La nécessité absolue s’applique à tout ce qui ne peut pas être autrement. Peu importe la situation, il n’y a rien qui peut le changer. D’habitude quand on parle de la nécessité absolue on parle surtout de Dieu (techniquement je devrais démontrer ceci, mais, je n’ai pas le temps de faire ça ici, et je l’ai déjà fait ici, et ici), et de tout ce qui trouve sa fondation dans l’être (que Dieu est par nature), comme les lois de l’être (principe d’identité, principe de non-contradiction, principe de causalité, etc.), etc.

La nécessité relative s’applique à tout ce qui, relatif aux circonstances, doit arriver (ou être) comme il est. Il pourrait avoir des situations dans lequel une chose qui est relativement nécessaire est autre, mais, étant donné les circonstances, il doit arriver comme ceci. Je me demande si, peut-être les natures de toutes les choses qui existent sont nécessaires de cette façon. C’est-à-dire, est-ce que Dieu aurait pu décider que la nature humaine soit autre; ou qu’il n’y aurait pas de nature humaine? Si oui, alors la nature humaine est nécessaire relativement à ce que Dieu la créée comme ça.

Donc, de ce qu’on vient de voir, la nature humaine, l’étude de l’être, et l’existence de Dieu, entres-autres, sont des choses qui sont nécessaires. L’homme qui les connaît serait l’homme le plus sage, parce que sa connaissance ne pourrait jamais lui être enlevée, et sa connaissance ne pourrait jamais changer, à moins que Dieu lui-même change (ce qui d’après la bonne philosophie thomistico-aristotélicienne n’est pas possible!).

Donc, la sagesse est de connaître Dieu, de connaître les natures des choses qu’il a créées, etc. La philosophie est l’amour de la sagesse, et donc de ces choses. On découvre ces choses principalement à travers les raisonnements humains (l’utilisation de l’intellect que Dieu nous a donné) au sujet de la création de Dieu, en rapport avec la parole de Dieu. Donc, d’étudier la philosophie est une des choses les plus importantes qu’une humaine pourrait faire. En l’étudiant, tu t’approches de Dieu. Non seulement est-ce que la philosophie t’aide à devenir sage en action, mais la philosophie t’aide aussi à mieux connaître Dieu. D’ailleurs, selon la bonne philosophie, et selon la Bible, la connaissance (la bonne doctrine) précède toujours des bonnes actions. Celui qui ne sait pas ce qui est le bon, ne pourrait pas le poursuivre que par accident, mais on n’appellerait pas une personne comme ceci une personne sage, ni morale, ni comme Christ. Pour être une humaine sage, morale, et comme Christ on doit connaître celui qui nous a créée, qui nous soutiens à chaque moment, qui est mort pour nos péchés, et qui nous a aimé.

Bon, alors, la philosophie est importante à étudier, nécessaire, même; mais, est-ce que c’est plus important que la théologie? Non. Ce n’est pas la bonne question. La question est, est-ce qu’on peut faire (étudier) la théologie sans la philosophie? Là la réponse est aussi non. Pourquoi? Est-ce que la Bible définis (une définition distingue un être de toutes autres choses, en démontrant son genre et sa différence propre) ce que c’est une “nature”, une “essence”, un “esprit”, “la matière”, etc.? Non, la Bible s’attend à ce qu’on sache déjà ce que ces termes veulent dire. Comment est-ce qu’on sait qu’est-ce que ces termes veulent dire? On fait la philosophie! Est-ce que ces termes sont importants pour l’étude de la Bible? Oui. Comment? Qu’est-ce que la “nature” du péché? Ou la “nature” de Dieu? Comment est-ce possible que Jésus soit au même temps Dieu et homme? La Bible dit que Dieu est esprit. Est-ce qu’un esprit à l’aire comme un Fantôme? Est-ce qu’un esprit à un intellect, volonté, des émotions? Est-ce qu’on peut faire mal à un esprit? Est-ce qu’un esprit à des bras, mains, yeux? Mais, la Bible dit que Dieu à des yeux, des mains, des bras, qu’il marché avec Adam et Ève dans le jardin. On me dirait que ceci n’est qu’un langage métaphorique ou symbolique. Pourquoi? Parce que Dieu est esprit? Mais qu’est-ce qu’un esprit, et pourquoi est-ce qu’un esprit ne peut pas avoir des bras, des yeux, etc.? Tu vois ce que je veux dire? La Bible ne répond pas à ces questions, mais, pour bien comprendre la Bible, on doit avoir une réponse à ces questions. Les réponses de ces questions sont des réponses qui sont, en partie, proprement philosophiques.

Je n’ai même pas mentionné le fait que pour comprendre la Bible on doit savoir comment utiliser la logique, on doit savoir les principes d’interprétation, on doit connaître les principes de langage. Ce sont toutes des choses qui sont proprement l’étude de la philosophie. La logique est l’étude de la relation des termes dans une affirmation, et la relation des affirmations dans un argument, démontrant ce qui peut être dit, et ce qui ne peut pas être dit. L’utilisation de la logique est nécessaire pour bien communiquer. Les principes d’interprétation sont des règles de l’interprétation d’un texte. Certaines disent qu’on les trouve dans la Bible, mais comment est-ce qu’on les a trouvés dans la Bible si avant de les trouver on ne savait pas comment interpréter la Bible? Vois-tu le problème? Pour pouvoir bien interpréter la Bible, tu dois déjà connaître les principes d’interprétation. Mais si les principes d’interprétation sont dans la Bible, alors comment est-ce qu’on va réussir à les sortir de la Bible quand on doit être capable d’interpréter la Bible pour les sortir? Ce sont toutes des questions philosophiques.

Donc, veux-tu bien comprendre la Bible? Étudie la philosophie!

Mais, je dois donner un avertissement. Étudie la bonne philosophie. Aristote a fait remarquer que si les fondations ne sont pas bonnes, alors toute l’entreprise va échouer. Il y a beaucoup de fausses philosophies, il faut que tu apprendre la vérité, ou, au moins, comment atteindre la vérité. Comment faire ça? Attache-toi à un philosophe chrétien est apprendre de lui. Déménage s’il faut, mais trouve un philosophe chrétien et soumettre toi à lui. Augustine a fait remarquer qu’avant qu’on puisse connaître, on doit premièrement croire. Croire pour comprendre, c’est une phrase célèbre d’Augustine. Le point? Pour apprendre, tu dois te soumettre à celui qui sait. Tu veux savoir comment conduire une voiture? Tu te fais enseigner par quelqu’un qui sait. Tu veux savoir comment réparer cette voiture? Tu t’en va voir un garagiste, et tu lui demandes de te démontrer. Malgré ce que notre société (et souvent, même, nos églises) aimerait nous faire croire, on doit être enseigné pour savoir comment bien penser. Donc, trouve quelqu’un qui sait, et soumettre toi. Éventuellement, tu vas être capable non seulement de le dépassé, mais, en plus, de l’aider à avancer! Croire pour comprendre.

Aussi publier sur ma blogue: http://philosopherdhaines.blogspot.ca/2013/12/pourquoi-etudier-la-philosophie.html

1 réponse
  1. pepscafe
    pepscafe dit :

    Bonjour !

    J’ai découvert votre site via le blogue “Le Bon Combat”. Excellent travail ! Bonne continuation à vous, avec et en Lui !

    Je vous remercie également pour cet article sur la philosophie, une thématique qui m’occupe depuis au moins deux ans. Si vous aviez une bibliographie de philosophes(chrétiens ou non) à lire, quelle serait-elle ? Pour ma part, j’ai apprécié certains(la plupart contemporains)
    Sinon, une remarque par rapport à cette recommandation de votre part : “Etudie la bonne philosophie”(bien entendu). Et pour cela, “Attache-toi à un philosophe chrétien et apprends de lui(…)soumets-toi à lui. Avant qu’on puisse connaître, on doit premièrement croire. Croire pour comprendre(…)Pour apprendre, tu dois te soumettre à celui qui sait”.
    Certes. Mais se soumettre, croire aveuglément un “maître à penser” ? Qu’en est-il du risque de “gourouisation” ? Et donc de manipulation ?
    Il semble qu’il y ait une confusion sur le rôle du “maître”, qui ne me paraît pas être “celui qui sait”, face à celui “qui ignore”. Un savant n’est pas de facto un “maître”. Ce qui fait le maître me paraît être beaucoup plus une manière de vivre et de porter(de transmettre)le savoir de manière claire. C’est aussi quelqu’un d’accessible et donc d’humble. Qui nous élève(dans tous les sens du terme) et nous aide à nous comprendre nous-même(épistémiquement).
    Enfin; l’essentiel, dans ces questions de transmission et d’apprentissage, me semble être la relation.

    Fraternellement,
    Pep’s

    PS : “Tu veux savoir comment conduire une voiture? Tu te fais enseigner par quelqu’un qui sait. Tu veux savoir comment réparer cette voiture? Tu t’en va voir un garagiste, et tu lui demandes de te démontrer”. Je ne sais pas si l’exemple du garagiste est un bon exemple, en fin de comte ! 😉 Lequel peut vous arnaquer, en vous demandant de changer de voiture ou de procéder à une réparation coûteuse, etc…

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