Les Femmes dans l’Islam

I. Introduction

  1. Le Propos de cet Exposé

De nos jours, de nombreuses personnes sont convaincues que les grandes religions sont toutes foncièrement les mêmes. Elles enseignent toutes l’amour, la compassion et comment être vertueux.

L’Islam et le Christianisme ne font pas exception. Elles se ressemblent encore plus que la plupart des autres religions. Toutes deux monothéistes (la croyance qu’il n’existe qu’un seul Dieu), elles considèrent que Dieu est totalement souverain et tout-puissant. Il a créé les cieux et la terre et jugera chaque âme de façon juste et équitable.

Alors pourquoi, tout en leur reconnaissant quelques importantes similitudes, les savants et les véritables fidèles de chaque religion déclarent-ils sans équivoque qu’en réalité, contrairement à la croyance populaire, l’Islam et le Christianisme sont fondamentalement différents? La raison principale est que les Musulmans orthodoxes prétendent que leur Livre Sacré, le Coran, est l’exacte révélation de Dieu, que Mahomet est le plus grand et le dernier des prophètes (appelé “le sceau des prophètes”) et que sa vie et ses enseignements étaient irréprochables.

Les Chrétiens orthodoxes réfutent ces affirmations. Une des multiples raisons pour lesquelles les Chrétiens rejettent l’Islam est sa perception et sa façon de considérer les femmes.

Dans cet exposé, je vais traiter de l’autorité morale que l’Islam détient à la lumière de ce point crucial et de cette doctrine. Bien que les principes de cette étude puissent n’être ni révélés ni démontrés par le style de vie et les pratiques de tous les Musulmans déclarés, son objectif est d’y parvenir à travers les enseignements des écrits sacrés musulmans, trouvés dans le Coran et les Hadiths (traditions écrites sur la vie de Mahomet).

  1. Brève Présentation de Mahomet

Mahomet est né environ 570 ans après J-C, à la Mecque en Arabie. Vers l’âge de 40 ans, il commença à avoir des visions. Ibn Ishaq, le premier biographe musulman de Mahomet, raconte comment au cours d’un rêve, le Prophète a reçu un signe prophétique de Dieu par l’intermédiaire de l’ange Gabriel. L’ange Gabriel aurait dit à Mahomet: “Récite au nom du Seigneur.”[1] Mahomet répondit qu’il n’était pas un récitant chevronné. L’ange répéta le même message trois fois et pressa si fort le corps de Mahomet que celui-ci crut qu’il allait mourir : “Il m’étrangla avec le morceau d’étoffe jusqu’à ce que je crus mourir. Ensuite il me relâcha et dit : “Récite!’”[2]. Puis il reçut ”deux fois encore le même sévère traitement.”[3]

Cette expérience terrorisa Mahomet. Il crut qu’un esprit maléfique[4] l’avait attaqué. Ce fut son épouse Khadija qui, avec l’aide de son cousin, réussit à le convaincre que ces visions étaient vraiment divines. Pendant les années qui suivirent, la vie de Mahomet fut très difficile; il était extrêmement déprimé, au point de devenir suicidaire. Après cette période, il eut d’autres révélations, qui durèrent 22 ans. Ces révélations ont été consignées après le décès de Mahomet par ses amis (Mahomet était analphabète), dans le livre que nous connaissons aujourd’hui comme le Coran, ce qui signifie « récitation ».

On peut alors s’interroger: est-il possible que la première impression de Mahomet fut exacte? Et si il avait réellement été attaqué par un démon? La question d’une influence maléfique n’est guère tolérée au sein de la communauté musulmane. Cependant, si le cercle d’influence de Mahomet avait raison et que celui-ci était de fait le véritable et le plus grand prophète de Dieu, comme les Musulmans le déclarent, alors l’ensemble de ses révélations doivent être considérées comme divines, acceptées et suivies, y compris celles à propos des femmes.

II. Les femmes selon Mahomet

  1. Le Mariage Infantile

Les intellectuels islamiques affirment que leur prophète était “d’une moralité éminente” (Sourate 68:4). Mais quand on observe les mœurs de Mahomet et sa conduite envers les femmes, il est très difficile de parvenir à une telle conclusion. En effet, après le décès de son épouse Khadija, qui a profondément affecté Mahomet, Allah a permit à Mahomet d’épouser plusieurs femmes. Il a été marié à onze femmes en même temps mais il y eut seize femmes en tout dans sa vie, si l’on y ajoute deux esclaves (Marie et Rayhana) et quatre compagnes offertes à Mahomet pour satisfaire ses désirs sexuels.

A noter qu’une de ses épouses, Aïsha, n’avait que de 7 ans lorsqu’il l’a épousée et le mariage a été consommé alors qu’elle n’était âgée que de 9 ans. Il avait la cinquantaine à ce moment-là. [5] En réponse à l’accusation que Mahomet était un pédophile, un grand nombre de Musulmans soutiennent que Aïsha était en fait plus âgée et avait demeuré chez ses parents jusqu’à la puberté. Cette allégation n’a aucune légitimité lorsqu’on lit un commentaire fait par Aïcha elle-même dans un des livres du Hadith, qui est le deuxième recueil le plus important de la littérature musulmane après le Coran et qui constitue les souvenirs des agissements et des enseignements de Mahomet : “Le Messager de Dieu m’a épousée quand j’avais 7 ans : mon mariage a été consommé quand j’en avais 9.”[6]

Un autre contre-argument couramment utilisé part les Musulmans est que, tel que Hesham Hassaballa l’écrit dans son livre Islam: “…nous savons que rien dans cet arrangement n’était considéré comme immoral ou inhabituel dans la société de l’époque. L’insinuation qu’il existait quelque chose d’abusif dans cette relation n’a aucun fondement.”[7] Il est vrai que le concept de pédophilie n’existait même pas au septième siècle en Arabie. En réalité, les mariages infantiles étaient chose commune. Bien que l’idée de Mahomet, à la cinquantaine, ayant des relations sexuelles avec une enfant soit répugnante pour un esprit occidental actuel, aux yeux des Musulmans Mahomet n’a rien fait d’illégal ou de contraire à la morale. Néanmoins, la difficulté réside dans le fait que le Coran représente la parole éternelle de Dieu et que Mahomet symbolise pour les Musulmans l’exemple suprême du comportement humain. Le Coran dit qu’il est “un excellent modèle (à suivre)” (Sourate 33:21), qu’il se révèle être “d’une moralité éminente” (68:4) et aussi que “quiconque obéit au Messager, obéit certainement à Allah” (4:80). En conséquence, en vue d’imiter leur Prophète beaucoup de Musulmans à travers le monde ont pris des jeunes filles pour épouses. Dans certains pays, cela est même béni par la loi. Par exemple, dans l’article 1041 du Code Civil Iranien, il est stipulé que les filles peuvent se fiancer avant l’âge de 9 ans et se marier à 9 ans : “Le mariage avant la puberté (9 années lunaires pour les filles) est prohibé. Le mariage contracté avant d’atteindre la puberté avec l’autorisation du tuteur, est valable à condition que les intérêts de la mineur soient dûment respectés.”[8] L’Ayatollah Khomeini a lui-même épousé une fille âgée de 10 ans alors qu’il en avait 28.[9] Il a appelé ce mariage avec une fille pré-pubère “une bénédiction divine” et conseilla ceci aux fidèles : “Faites de votre mieux pour vous assurer que vos filles ne voient pas leur premier sang dans votre maison.”[10]

  1. Les Femmes Un traitement d’égal à égal ?

Une autre thèse avancée par les Musulmans et que Mahomet avait le plus grand respect pour les femmes. Ils diront que bien qu’il eut de nombreuses épouses, ses relations n’étaient pas basées sur la luxure, mais sur l’amour et un profond respect. Haroon Siddiqui, dans son livre Etre Musulman, explique que : ”Il (Mahomet) ne montrait quasiment aucune pudeur concernant le sexe. ‘J’adore me faire beau pour la femme, autant que j’adore qu’elle se fasse belle pour moi.’ ‘Je suis intéressé par trois choses: le parfum, la femme et la prière.’ ‘Le mariage est la moitié de la religion.”[11]

Dire que les mariages de Mahomet étaient basés sur l’amour et un profond respect pour les femmes et non sur le sexe, c’est ignorer de nombreux textes qui le décrivent comme un surhomme sexuel : “Gabriel apporta une bouilloire dont j’ai avalé le contenu,” dit-il, “et j’ai acquis une puissance pour les rapports sexuels, égale à celle de quarante hommes.”[12]

Les intellectuels musulmans déclarent également que le statut des femmes n’est pas aussi mauvais que ce que les médias occidentaux aimeraient nous faire croire. Pendant que les responsables politiques aux Etats-Unis et dans la plupart des pays d’Europe et d’Afrique sont des hommes, Haroon Siddiqui a écrit : “Les Musulmans ont volontiers confié leurs affaires à des femmes. L’Indonésie, la plus grande nation musulmane, a eu une femme dirigeante ; tout comme la seconde plus grande nation, le Pakistan ; ainsi que la troisième plus grande, le Bangladesh ; et la quatrième plus grande, la Turquie.”[13] Au regard de ces statistiques, nous pourrions être amenés à penser que le Coran fait d’avantage confiance aux femmes pour les fonctions politiques que ce que l’on pourrait croire. Toutefois, lorsque l’on examine certaines paroles de Mahomet, ses préceptes sont contradictoires avec de telles affirmations. Par exemple : “Un peuple qui remet sa direction entre les mains d’une femme ne réussira pas,” ou “Je ne laisse derrière moi aucune cause de crainte, sauf pour les hommes, celle des femmes.”[14] Certains Musulmans érudits voient ces deux citations comme des déclarations d’ordre général, autorisant des exceptions dans le premier cas et comme une mise en garde contre les rapports sexuels illicites dans le second. À la lumière d’autres extraits du Coran et des Hadiths, concilier ces affirmations est impossible. Le Coran admet clairement que les hommes sont supérieurs aux femmes. La Sourate 2:228 déclare : “Les hommes ont cependant une prédominance sur elles [les femmes].”

Par ailleurs, il existe d’autres passages à propos des femmes :

– Sourate 2:223 qui compare une femme à un champ (de labour) où l’homme peut aller comme (et quand) il le désire ;

– Sourate 4:3 qui autorise les hommes à « épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui leur plaisent » et aussi à avoir des rapports sexuels avec des filles esclaves ;

– Sourate 4:11 qui stipule que l’héritage d’un fils doit représenter « une part équivalente à celle de deux filles » ;

– que “si un mari appelle sa femme au lit (i.e. pour avoir des relations sexuelles), qu’elle refuse et qu’en conséquence il s’endort en colère, les anges la maudiront jusqu’au matin;”[15]

– “Le mari peut interdire à sa femme de quitter la maison ;”[16]

– Le fait qu’il est illégal pour une femme de voyager sans son mari ou un “membre immariable de sa famille “,”[17] etc.

Il y a trop de passages rabaissant les femmes pour arriver à la conclusion que les textes du Coran et des Hadiths honorent les femmes, comme les Musulmans aimeraient nous en convaincre. Le statut des hommes et des femmes dans le Coran est sans aucun doute différent.

  1. Battre sa femme

A vrai dire, certains passages du Coran à propos des femmes sont très offensants, dégradants et insultants. Par exemple, Allah permet aux hommes de battre leurs femmes : “Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci… Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les“. (Sourate 4:34). De nombreux théologiens ont soutenu que cette doctrine est d’avantage symbolique que littérale et qu’elle n’approuve pas la violence envers les femmes. De plus, ils diront que Mahomet n’a jamais battu ses épouses et qu’il menait une vigoureuse campagne contre cela. Nous devons nous demander quelle partie du “châtiment” est symbolique plutôt que littérale. La seule interprétation possible est littérale et elle est corroborée par d’autres versets. Une fois, Mahomet a dit : “les femmes se sont enhardies envers leur mari,” après quoi “il les autorisa à les battre.”[18] Mahomet ajouta : “On ne demandera pas à un homme pour quelle raison il bat sa femme.”[19] L’affirmation qu’il n’a jamais battu aucune de ses épouses est également fausse. Un soir, alors que Mahomet était sorti croyant que son épouse préférée, Aïsha, dormait, elle a décidé de le suivre à l’extérieur. Quand il découvrit ce qu’elle avait fait, il la frappa. Et Aïsha de conclure : “Il me frappa à la poitrine, ce qui me fit souffrir et ensuite il dit : Pensais-tu que Allah et son Apôtre te traiteraient injustement?”[20]

De nombreux Musulmans reconnaissent l’existence du commandement. Le Doct. Muzammil H. Siddiqi, ancien Président de la “Islamic Society of North America” (Société Islamique d’Amérique du Nord), a dit ceci : “dans certains cas un mari peut prendre de légères mesures disciplinaires afin de corriger l’infraction morale de son épouse… Le Coran est très clair à ce sujet.”[21] D’autres apologistes islamiques soulignent qu’un mari ne doit battre sa femme que légèrement, de façon à ne pas lui causer de douleur ou laisser des marques.[22] Le résultat de tels enseignements est que L’Institut Pakistanais des Sciences Médicales a établi que plus de 90 pour cent des épouses pakistanaises ont été frappées, battues ou abusées sexuellement – pour des offenses relatives à la cuisine ou à un repas insatisfaisant. D’autres ont été punies pour ne pas être parvenues à donner naissance à un enfant mâle.[23] En mai 2007, le Président de l’Université Al-Azhar, la plus grande et la plus prestigieuse Université musulmane, ainsi que l’ancien Mufti d’Egypte, Ahmad al-Tayyeb, ont défendu cette pratique en expliquant que, “Ce n’est pas vraiment la battre, c’est plus comme lui donner des coups de poing… C’est comme la heurter ou la cogner. Voilà ce que c’est.”[24]

  1. Les Femmes en Enfer?

Dans un des Hadiths, le Prophète est prétendument allé au Paradis et en Enfer et il a rendu compte de ce qu’il a vu : “ J’ai observé le Paradis et j’ai découvert que la plupart de ses habitants étaient les pauvres gens, et j’ai observé le Feu (de l’Enfer) et découvert que la majeure partie de ses habitants étaient des femmes.”[25] Moult autres textes s’avèrent dénigrants envers les femmes, telle que l’annulation d’une prière lorsque les femmes, les chiens et les ânes causent une infraction en passant devant les hommes quand ceux-ci sont en train de prier.[26].

Les académiciens islamiques affirment que les révélations d’Allah s’adressaient spécifiquement aux épouses de Mahomet et que ces avertissements étaient plutôt adaptés aux sociétés arabes du XVIIème siècle. Par conséquent, beaucoup de réformateurs islamiques ont soutenu que les versets Coraniques nécessitaient une réinterprétation à la lumière des nouvelles réalités sociales, culturelles et économiques du XXIème siècle. À nouveau une interrogation survient : Toutes les femmes ne sont-elles pas censées suivre le comportement des épouses du Prophète, puisqu’il représente le modèle idéal pour tous les Musulmans pratiquants ? En outre, les Musulmans orthodoxes croient au sens éternel des écrits du Coran car, selon eux, il représente l’ultime révélation d’Allah. Il s’ensuit donc que ce qui y est prescrit s’applique en chaque moment et en chaque lieu comme l’ordre révélé d’Allah.

  1. Des Épouses Provisoires

Une des traditions de Mahomet, stipule qu’un mariage provisoire est autorisé pour les hommes. Elle mentionne qu’il “doit durer trois nuits puis, s’ils ont envie de le poursuivre ils le peuvent mais si ils veulent se séparer, ils le peuvent aussi.”[27] Ce mariage provisoire, appelé Mut’a, est une disposition permettant aux hommes d’obtenir la compagnie d’une femme sur un court délai. L’autorisation de cette pratique est tirée de la Sourate 4:24 et du Hadith : “Tu as été autorisé à faire le Mut’a (mariage), alors fais-le.”[28] La plupart des Musulmans assurent que plus tard, Mahomet abrogea cette clause. Or il est impossible de trouver la preuve de cette affirmation dans les écrits. Même si il l’a fait, ce précepte coranique, humiliant et désobligeant, est toujours pratiqué dans certains pays musulmans comme de la prostitution dissimulée. En effet, une minorité of Musulmans appelés les Shi’ites, ont maintenu cette tradition. À titre d’exemple, les “épouses provisoires” sont permises en Iran, où l’Islam Shi’ite est la forme dominante de l’Islam. Robert Spencer a écrit : “les épouses provisoires ont tendance à se rassembler dans les villes sacrées Shi’ites, où elles peuvent offrir de la compagnie à des séminaristes solitaires.”[29]

  1. Le Traitement Spécial de Mahomet

            De nombreux académiciens musulmans indiquent que Mahomet, puisqu’il était le Prophète d’Allah et qu’il a vécu à cette période précise de l’Histoire, avait des privilèges qui ne s’appliquent pas aux autres croyants. Ainsi, il était spécialement autorisé à avoir autant de femmes qu’il le désirait :

Ô Prophète! Nous t’avons rendu licites tes épouses à qui tu as donné leur mahr (dot), ce que tu as possédé légalement parmi les captives (ou esclaves) qu’Allah t’a destinées, les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel et les filles de tes tantes maternelles, – celles qui avaient émigré en ta compagnie -, ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle : c’est là un privilège pour toi, à l’exclusion des autres croyants. (Sourate 33:50).

De la même manière, Mahomet a eu onze femmes en même temps tandis que les Musulmans ne peuvent en avoir que quatre. Les Musulmans ont le droit de dire que Mahomet était privilégié du fait de son statut auprès d’Allah, mais cela amène la question suivante : quelles règles dans les écritures étaient destinées à Mahomet et lesquelles étaient destinées aux croyants ? Ceci étant, il est donc difficile de croire que Mahomet est le modèle ou l’exemple à suivre pour les Musulmans. Il me semble que de telles prophéties étaient commodément attribuées à Mahomet afin qu’il puisse faire progresser ses desseins politiques et archaïques. Un autre exemple de cela c’est lorsqu’Allah, non seulement lui donna l’autorisation mais plus précisément ordonna à Mahomet, à travers une révélation spéciale, d’épouser Zaynab, la séduisante femme de son fils adoptif Zayd (Sourate 33:37).

III. Conclusion

Comme nous l’avons constaté, les Musulmans considèrent Mahomet avec le plus grand respect et le voient comme le parfait modèle et exemple humain. Cependant, nous l’avons vu, ses enseignements et sa façon de traiter les femmes n’ont pas toujours été des plus flatteurs et des plus encenseurs. Les écrits du Coran et des Hadiths octroient indubitablement aux hommes un statut plus élevé qu’aux femmes. Malgré les arguments avancés par les Musulmans libéraux, le Coran et les Hadith n’ont fait qu’engendrer de la douleur et de la détresse aux femmes à travers le monde. Voilà le prix payé par les femmes dans les pays islamiques et qu’elles continuent à payer au nom du statut de Mahomet comme “un excellent modèle (à suivre)” (Sourate 33:21).

Mais Mahomet était-il vraiment parfait et irréprochable comme le prétendent les Musulmans ? La réponse, du point de vue indéniablement chargé d’opprobre des femmes, est non. À deux moments, le Coran dit qu’il était un pécheur. Allah dit à Mahomet : “Endure donc, car la promesse d’Allah est vérité, implore le pardon pour ton péché…” (Sourate 40:55). Une autre fois, Dieu dit à Mahomet: “Sache donc qu’en vérité il n’y a point d’autre divinité à part Allah et implore le pardon pour ton péché ainsi que pour les croyants et les croyantes” (Sourate 47:19). Geisler a écrit: “Il parait donc tout à fait clair que le pardon devait être recherché pour ses péchés et pas uniquement pour ceux des autres (Sourate 48:2).”[30] Par conséquent, le Coran exprime incontestablement la nature imparfaite de Mahomet.
Comme nous l’avons démontré dans cet exposé à travers les enseignements des écritures sacrées des Musulmans ainsi que de la vie et les us et coutumes de Mahomet, les femmes dans l’Islam n’ont nullement été élevées à un niveau bienveillant ou compatissant.

 

1 Ibn Ishaq, Sirat Rasul Allah [La Vie de Mahomet], trad. A. Guillaume (New York: Oxford University Press, 1980), 106

2 Le mot Arabe pour récitation est “Iqra”

3 Ibid.

4 Le mot Arabe pour esprit maléfique est “Jinn”

5 Bukhari, La traduction des Significations de Sahih Al-Bukhari. Trad. M. Muhsin Khan (Al-Medina: Université Islamique), vol. 5, livre 63, no. 3896: cf. Bukkhari, vol. 7, livre 67, no. 5158

6 Tabari, Abu Ja’far Muhammad bin Jarir, L’Histoire de al-Tabari, La Victoire de l’Islam, (New York: State University of New York Press, 1997), p.7

7 Hassaballa, Hesham A. & Helminski, Kabir. Islam. (New York, NY: Doubleday, 2006), p.160

8 Sarvnaz Chitsaz et Soona Samsami, “Les Femmes et les Filles iraniennes: Victimes de l’Exploitation et de la Violence,” dans Rendre le Mal Invisible: Exploitation Sexuelle Globale des Femmes et des Filles, Donna M. Hughes et Claire M. Roche, éditeurs, La Coalition Contre le Trafic des Femmes, 1999. http://www.uri.edu.artsci/wms/hughes/mhviran.htm.

9 Amir Taheri, L’Esprit d’Allah: Khomeini et la Révolution Islamique. (Adler ad Adler, 1986), 90-91.

10 Ibid. 35.

11 Siddiqui, Haroon. Être Musulman. (Berkeley: Groundwood Books, 2006), 115.

12 Ibn Ishaq. Sirat Rasul Allah, [La Vie de Mahomet]. (New York: Oxford University Press, 1980), 439.

13 Siddiqui, 97

14 Siddiqui, 118

15 Bukhari, vol. 4, livre 59, no.3237

 16  al-Mawardi. ‘Umdat al-Salik, al-Akham as-Sultaniyyah, m10.4..

17 Ibid., m10.3.

18 Spencer, Robert. Religion de Paix? Pourquoi le Christianisme l’est et non l’Islam. (Washington: Regnery Publishing, 2007), 189

19 Dawoud, Usan Abu, livre 11, no.2141

20 Muslim, Imam, Sahih Muslim: Les traditons dans les faits et gestes du Prophète Mahomet (1971), livre 4, no. 2127

21 Steve Stalinsky et Y, Yehoshua, “Les Ecclésiastiques Musulmans, sur les Préceptes Religieux à propos de Battre sa Femme,” Middle East Media Research. Institute Special Report No. 2, 22 Mars, 2004

22 Spencer, 190

23 Voir Amnesty International, “Briefing Média: Violence faite aux femmes au Pakistan,” 17 Avril, 2002, http://web.amnesty.org/ai.nsf/Index/ASA330102002?OpenDocument&of=THEMES\WOMEN

24 Spencer, 190

25 Bukkhari, vol. 8, livre. 76, no. 456.

26 Ibid. vol. 1, livre. 9, no. 490.

27 Ibid. vol. 7, livre 67, no. 5119

28 Ibid. vol.7, livre 67, nos. 5117-5118

29 Spencer, Robert. Le Guide Non Politiquement Correct de l’Islam (Washington: Regnery Publishing, 2005), 74

30 Geisler, 178

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