Histoire de l’apologétique chrétienne: Justin Martyr, pt. 1

Justin Martyr (c. 103-165 après J.-C.)

Sa vie et ses écrits

            Quasiment tout ce qu’on sait de la vie de Justin Martyr vient de ses propres écrits, tels que la première apologie et Dialogues avec Tryphon.[1] Justin Martyr était, né, selon son propre témoignage, à Flavia Neapolis, une ville en Syrie, Palestine.[2] Goodenough fait remarquer que Flavia Neapolis était près de Sichem où on trouvait le puits de Jacob.[3] Semisch note que cette ville était dominée par la culture Greco-Romain.[4] Son père s’appelait Priscus, et son grand-père Bacchius.[5] Élevé un païen,[6] Justin nous informe, dans son Dialogue avec Tryphon, qu’avant de se convertir au christianisme, il a cherché une formation en philosophie.[7] Il nous explique, dans le deuxième chapitre de ce dialogue, que la philosophie peut amener à la connaissance de Dieu, et, désirant connaître Dieu, il a cherché une éducation philosophique.[8] Il a commencé ses études avec un philosophe stoïque, mais, après un longue période d’étude, n’ayant pas rien appris au sujet de Dieu, il était allé vers un philosophe aristotélicien.[9] L’aristotélicienne demandait qu’on le rémunère pour ses enseignements, alors, après seulement quelques jours, Justin était allé ver un disciple de Pythagore.[10] Après un certain temps avec ce philosophe, n’ayant rien appris de plus, Justin s’est tourné vers un philosophe platonicien.[11] Il a passé un longue période de temps avec les platoniciennes, apprenantes au sujet des formes, et la contemplation des formes. Il a découvert que même les platoniciennes n’avaient pas découvert la vérité au sujet de Dieu.[12] Durant sa période platonicienne, il a rencontré un vieillard avec qui il a commencé une discussion.[13] Le vieillard discute avec Justin au sujet de ce que Platon enseignait dans certains de ses écrits,[14] et finit par l’encourager à lire les prophètes d’Israël.[15] Le vieillard lui à parler du Dieu de la Bible,[16] et de plusieurs d’autres sujets dont Justin ne mentionne pas, et, Justin explique que c’est depuis ce moment qu’il a convertis à la Christianisme.[17] C’est de cette manière que Justin commence sa discussion avec le Juif Tryphon. Certaines pensent que l’histoire racontée, par Justin, de son éducation et conversion n’est qu’une histoire fictive,[18] mais, comme dit, Semisch « cette supposition elle-même n’est rien d’autre qu’une fiction arbitraire ; pour nous ne pouvons pas concevoir sur quelle base la crédibilité historique de cette narrative peut être rejeté. »[19] En effet, Semisch démontre que chacun des éléments de cette histoire peut-être confirmer par d’autres mentionne autobiographiques trouver dans les autres écrits de Justin.[20]

De sa conversion jusqu’à sa mort Justin à enseigner, et défendu devant les païens, les vérités du Christianisme. On nous explique qu’il est devenu, pendant une certaine période de temps, un évangéliste voyageant à Éphèse autour de 130. Droge nous explique que Justin a voyagé à Rome, autour de 150, où il a établi une école de philosophie Chrétienne.[21] Chadwick mentionne que Justin, étant un des premiers penseurs chrétiens de penser et écrire au sujet de la relation entre la philosophie et la Christianisme,[22] et il continuait être considéré, et de se considérer, comme un philosophe professionnel.[23] Selon Justin, en effet, la Christianisme étant la vérité, était ce fin qui était cherché par tous les philosophes, et, donc, c’était la véritable philosophie.[24] Durant ces années il a non seulement défendus la Christianisme des attaques des non-croyantes, mais, aussi, des hérésies de ceux qui se disaient Chrétien. On nomme Justin le Martyr parce qu’il est mort pour sa foi à Rome durant le règne de Marcus Aurelius alentour de 162-168 Apr. J.-C.[25]

Les écrits de Justin incluent sa Première Apologie, écrit après 151 ; sa Deuxième Apologie, le Dialogue avec Tryphon, un discours avec les Grecques, une Adresse oratoire aux Grecs, Sur le Gouvernance unique de Dieu, une œuvre sur la Résurrection de Jésus, et d’autres écrits.


[1]Cf. Arthur J. Droge, “Justin Martyr and the Restoration of Philosophy,” Church History, vol. 56, no. 3 (Sept., 1987), 303.

[2]Justin Martyr, Première Apologie, ch. I, dans Apologies, trad. Louis Pautigny (Paris : Alphonse Picard et Fils, 1904). Cf. Bettenson, The Early Christian Fathers, 9. Henry Chadwick, “Justin Martyr’s Defence of Christianity,” Bulletin of the John Rylands Library, vol. 47, t. 2 (1965), 276. Charles Semisch, Justin Martyr: His Life, Writings and Opinions, trans. J. E. Ryland (Edinburgh: Thomas Clark, 1843), 1 :7. Selon Semisch on ne peut pas fixer avec certitude la date de naissance de Justin Martyr.

[3]Goodenough, The Theology of Justin Martyr, 57.

[4]Semisch, JMLWO, 1 :7.

[5]Martyr, La Première Apologie, I.

[6]Semisch, JMLWO, 1 :7-8. Bettenson, The Early Christian Fathers, 9.

[7]Justin Martyr, Dialogue avec Tryphon, ch. II. Cf. Marcus Dods, George Reith, et B. P. Pratten, eds. & trans., “Introductory Notice,” in The Writings of Justin Martyr and Athenagoras (Edinburgh: T & T Clark, 1909), 8. Semisch, JMLWO, 1: 8. Bettenson, The Early Christian Fathers, 9.

[8]Justin Martyr, Dialogue avec Tryphon, ch. II.

[9]Ibid. Cf. Bettenson, The Early Christian Fathers, 9.

[10]Ibid. Cf. Bettenson, The Early Christian Fathers, 9.

[11]Ibid. Cf. Bettenson, The Early Christian Fathers, 9.

[12]Ibid.

[13]Ibid., ch. III.

[14]Ibid., ch. III-VI.

[15]Ibid., ch. VII.

[16]Ibid.

[17]Ibid., ch. VIII. Cf. Bettenson, The Early Christian Fathers, 9.

[18]C. J. de Vogel, “Problems concerning Justin Martyr: Did Justin Find a Certain Continuity between Greek Philosophy and Christian Faith?,” Mnemosyne, 4e series, vol. 31, fasc. 4 (1978), 360. Ici de Vogel résume la thèse de N. Hyldahl proposant que ce fût une histoire fictive. Cf. Semisch, JMLWO, 1: 18.

[19]Semisch, JMLWO, 1: 18. Traduction le mien.

[20]Ibid., 1 :19.

[21]Droge, JMRP, 303. Cf. Chadwick, JMDC, 277.

[22]Chadwick, JMDC, 275.

[23]Ibid., 277. Bettenson, The Early Christian Fathers, 9.

[24]Bettenson, The Early Christian Fathers, 9.

[25]Chadwick, JMDC, 303-304. Bettenson, The Early Christian Fathers, 9.

 

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