Comment Dieu transforme un athée Français en théologien Chrétien – L’histoire de ma conversion

(English version/Version anglaise: http://bit.ly/1c7V0jc )

 

Récemment, un certain nombre de personnes ont été intriguées de rencontrer un théologien français, et m’ont demandé de leur raconter mon histoire, celle d’un athée français devenu un universitaire chrétien. Même les théologiens et apologistes que j’ai rencontrés à la conférence de l’Evangelical Theological Society à Baltimore (où par la grâce de Dieu je présentais mon premier article académique), avaient l’air (de manière compréhensible) d’être plus intéressés par ma conversion que par mon article de théologie ! En conséquence, il m’a semblé pertinent d’avoir une version écrite de la manière dont Dieu s’est invité dans ma vie pour pouvoir la partager avec ceux qui me la demandent.

De l’athéisme religieux à l’athéisme séculier

J’ai grandi dans une famille merveilleusement chaleureuse, en France, dans la région Parisienne. J’étais le second de trois enfants. Nous étions catholiques romains de nom, et allions à la messe régulièrement, mais c’était plus par tradition, voire peut-être par superstition, que par réelle conviction. Pour ma part, je ne croyais certainement pas que ces croyances étaient vraies, et je n’avais pas non plus l’impression que les gens autour de moi prenaient la chose sérieusement, bien que ce soit une partie importante de leur vie. Quand que je fus assez grand ( 13 ans environ) pour expliquer à mes parents que je n’y trouvais aucun intérêt, j’arrêtai d’aller à la messe le dimanche, et ma vie d’athée continua de la même manière. Mes croyances et mes valeurs fondamentalement athées restèrent, et tout ce qui change fut le fait que je n’étais plus obligé le dimanche matin de répéter des rituels religieux et des récitations qui n’avaient aucun sens pour moi. Pendant ce temps, je grandis et devint un jeune adulte plutôt heureux. Mon père était un mathématicien et informaticien, et ma mère se dévouait de façon ‘religieuse’ au bien être et à l’éducation de ses enfants, ce dont je bénéficiai infiniment. Cela me permit d’obtenir d’excellents résultats à l’école, d’apprendre le piano, et de m’engager dans toutes sortes de sports. Je finis par étudier les maths, la physique et sciences de l’ingénieur en prépa et dans une grande école. J’obtins mon diplôme d’ingénieur, et acceptai une offre pour travailler dans une grande banque d’investissement. Mon apprentissage du piano m’amena à jouer dans un groupe de rock amateur; sur le plan sportif, après avoir atteint 1m94, je finis par jouer au volleyball en ligue nationale, voyageant à travers le pays tous les weekends.

Une partie importante des idéaux athées d’un jeune homme en France consistait également à réussir dans les conquêtes féminines, un domaine dans lequel je commençais à avoir suffisamment de succès pour satisfaire les standards graveleux du vestiaire de volley. Tout considéré, j’étais heureux et satisfait de ma vie, et dans ma culture particulièrement séculière, les chances que j’entende un jour  l’Évangile (et que j’y croie), étaient particulièrement maigres.

Cela arriva ainsi.

L’improbable auto-stop

J’avais environ 24 ans quand mon frère et moi avons traversé le globe pour aller en vacances sur l’île de Saint Martin, dans les Caraïbes. Météo tropicale, plages de sable blanc, eau turquoise, et un match de beach-volley par ci par là, que demander de plus ? Un jour, après avoir passé l’après midi sur une plage distante, et pour la toute première fois de ma vie, nous décidâmes de rentrer en stop à la maison. En quelques minutes seulement, une voiture s’arrêta pour nous. A son bord, deux touristes américaines (une de Miami et l’autre de New York), s’étaient arrêtées pour nous demander le chemin de leur hôtel, s’étant perdues en route depuis l’aéroport (la plage était à des lieues de leur hôtel, et de l’aéroport !)  « Par hasard », leur hôtel se trouvait juste à côté de notre maison : nous montâmes alors à bord, et commençâmes à discuter. Elles étaient très attirantes et nous commençâmes immédiatement à flirter, espérant les revoir pendant leur séjour sur l’île. Ce fut le cas. Celle qui retint mon attention habitait  New York, et mentionna qu’elle croyait en Dieu (un suicide intellectuel selon moi), mais pire que tout, en conséquence de sa croyance, elle avait la conviction que le sexe n’avait de place que dans le cadre du mariage (conviction encore plus problématique que le théisme, si c’était possible). Néanmoins, nous sommes sortis ensemble (mais ce n’est pas elle que j’ai épousée !).

Les vacances se terminèrent, elle s’envola vers New York, je m’envolai vers Paris, et nous nous trouvâmes ainsi dans une relation problématique.

L’expérience de prière d’un incrédule

Ses croyances religieuses étaient clairement un problème entre nous, et mon nouveau but dans la vie devint essentiellement de lui expliquer que ces sornettes étaient indéfendables, pour que nous puissions reléguer toutes ces absurdités aux oubliettes, et être ensemble sans que ses idées fausses s’interposent.

Alors je commençai à réfléchir : quelle bonne raison y avait il de penser que Dieu existe, et quelle bonne raison y avait-il au contraire, de penser que l’athéisme était vrai ?

Ce pas était important pour moi, parce que ma propre incrédulité reposait confortablement sur le fait que les gens (intelligents) autour de moi ne croyaient pas en Dieu non plus. Mais c’était plus une présupposition raisonnable, que la conclusion d’un argument solide. Alors j’ai commencé à prendre la question au sérieux, pour l’évaluer objectivement. Mais bien sûr, pour réfuter le christianisme, il fallait d’abord savoir exactement ce qu’il affirmait. J’ai alors attrapé une Bible pour tirer cela au clair. Et en même temps, comme je suis un scientifique, je me suis dit que je pouvais tenter au moins une expérience pour réfuter l’hypothèse que Dieu existe : je pensai « Si la moindre de ces croyances est vraie, alors Dieu existe, et je présume qu’il est particulièrement intéressé par mon projet ». Alors je commençai à prier sans y croire : « S’il y a un Dieu, alors je suis là, je considère toutes ces questions, alors vas-y, n’hésite pas à te révéler à moi. Je suis ouvert ». Je ne l’étais pas du tout, certes, mais je me suis dit que ça ne devrait pas arrêter Dieu s’il existait.

Alors je commençai à lire les Évangiles, sur ce Jésus de Nazareth. Je ne m’attendais pas à ce que j’ai trouvé. Je fus impressionné par l’autorité des enseignements de cet homme. Certainement, il n’y avait pas vraiment de place en moi pour tous ses discours sur Dieu, mais j’étais assez impressionné par l’aisance avec laquelle il conversait, et par la sagesse de certaines de ses répliques. Je pouvais dire ce que je voulais, cet homme savait ce qu’il faisait, il parlait avec une autorité certaine, et ça me rendit mal à l’aise. En outre, même en tant qu’athée, je savais que la personne de Jésus de Nazareth n’était pas mythologique; il semblait clair qu’il était tout au moins une personne historique qui arpenta les chemins de la Palestine au Ier siècle, et apparemment son histoire fut assez convaincante pour que ses adeptes d’alors en soient convaincus, et même soient persécutés pour avoir prêché sa mort et sa résurrection. Ces considérations rendirent difficile de laisser tomber le sujet, et je savais qu’il me faudrait avoir un discours cohérent sur la personne de Jésus. Mais tout cela était bien loin de changer mon opinion ou mes habitudes de vie. Tous mes weekends étaient pris, à voyager à travers le pays pour disputer mes matchs de volley, donc je ne pouvais assister à un culte

Les dimanches rendus disponibles

Cette barrière ne résista pas longtemps. Une ou deux semaines après avoir commencé mes investigations du christianisme et prié, incrédule, mon épaule commença à me faire mal et s’enflammait après dix minutes de chaque entraînement de volley. Avec cette épaule enflammée, je ne pouvais tout bonnement plus attaquer. Le docteur ne trouva aucun problème, les efforts du kiné n’y changèrent rien, et je me suis vu dire : « Ton épaule a probablement juste besoin de repos. Tu dois arrêter le volley pour quelques semaines. » Ainsi, contre mon gré, je me suis retrouvé exclu des terrains de volleyball pour un certain temps.

Et puisque j’avais entrepris d’investiguer le « christianisme », je décidai d’aller dans une église, pour voir ce que ces « chrétiens » font quand ils se réunissent. La jeune femme que j’avais rencontrée à Saint Martin, m’ayant rendu visite en France, avait obtenu les nom et adresse d’une église évangélique de Paris au cas où elle aurait voulu s’y rendre pendant son séjour. Elle n’y alla pas elle-même, mais l’adresse resta sur le bureau de mon ordinateur. Alors je pris ma voiture et me rendis là-bas en ce premier dimanche sans volley. Franchement, j’y allai comme on irait au zoo, pour voir des animaux exotiques dont on avait lu l’existence dans des livres, mais que l’on n’avait jamais vus. La seule différence, c’est qu’au zoo il y a des barreaux pour vous séparer des bêtes. Et pas à l’église. Alors l’expérience me mit particulièrement mal-à-l’aise. Je me rappelle  avoir pensé que si un membre de ma famille ou mes amis pouvaient me voir dans ce bâtiment (une église !) je serais mort de honte. Je trouvai assez troublant que ces gens avaient vraiment l’air de croire ce qu’ils pratiquaient, et croyaient sincèrement que leurs prières étaient entendues par Dieu. Je trouvai ça bizarre. Je m’assis tout seul, et écoutai le pasteur, en pensant toujours essentiellement à la honte que j’éprouverais si quiconque me voyait là.

Saisi à la gorge… littéralement

Je ne me rappelle pas d’un seul mot prêché par le pasteur ce matin- là. Il finit son sermon, et je me dis « j’en ai assez entendu, j’ai vu ce que je voulais voir, maintenant il est temps de m’enfuir ». Je sautai debout, et commençai à marcher rapidement le long de l’allée vers la grande porte de sortie à l’arrière de l’église, en faisant très attention de ne pas croiser le regard de quiconque, pour ne pas avoir à me présenter à ces gens.

J’atteignis la porte de sortie, je l’ouvrai, et j’avais un pied dehors, quand soudain je fus arrêté dans ma lancée par une forte vague de frissons dans le buste, remontant rapidement de mon ventre jusqu’à ma gorge. Je m’arrêtai brutalement, coincé sur le pas de la porte, avec la chair de poule, et entendis ma voix intérieure me dire : « C’est ridicule, il faut que je comprenne ». Alors je reposai mon pied à l’intérieur, refermai la porte devant moi, fis demi-tour, et allai tout droit jusqu’au pasteur. « Alors, vous croyez en Dieu, hein ? » -oui, me répondit- il avec un sourire. « Alors comment ça marche ? » je demandai. « On peut en parler », dit- il. Et quand tout le monde fut parti, nous allâmes dans son bureau. Il pria pour moi brièvement, ce qui évidemment me rendit un peu mal-à-l’aise, mais au moins sa cohérence était rassurante : il y croyait vraiment. Et nous commençâmes à discuter.

De nombreuses interrogations, et une question récurrente

Nous discutâmes pendant des heures sans épuiser de loin toutes mes questions. Alors au cours des quelques semaines suivantes, je lui rendis visite. Je lui posais de nombreuses questions, auxquelles il fournissait des réponses bibliques. Devant moi se trouvait cet homme, visiblement bien éduqué, qui croyait toutes ces choses inconcevables sur Dieu et Jésus, et je commençais à me demander si finalement tout cela ne pouvait pas être vrai. Il n’avança pas nécessairement d’arguments d’apologétique (la France n’a pas de philosophes tels que William Lane Craig ou Alvin Plantinga pour offrir une critique rationnelle dévastatrice de l’athéisme et du naturalisme), mais au moins ses réponses étaient cohérentes, et c’était déjà impressionnant en soi. Il me donna un guide d’étude qu’il avait écrit, et qui expliquait les fondements de base du christianisme, en posant une question, et donnant la référence biblique pour aller chercher la réponse. J’épluchai tout ce guide à la maison, et écrivis minutieusement sur des pages et des pages mes notes personnelles et les questions à poser lors de notre prochaine rencontre. Un bon nombre de croyances chrétiennes commençait à avoir du sens pour moi, mais l’une d’entre elles revenait toujours et je l’écrivais sur chaque page : « pourquoi Jésus dut-il mourir ? »

Rejeter la lumière parce que ses oeuvres sont mauvaises (Jean 3)

La réponse vint bientôt, mais pas comme je l’espérais. Á ce moment, je pensais qu’il était possible que tout ceci soit vrai, mais si c’était le cas, le sol s’écroulerait sous mes pieds, et Dieu devrait m’attraper. Mes tentatives de prières s’étaient changées en « Dieu, si tu es là, il va falloir que tu le rendes évident pour moi » et je commençai à espérer qu’il ouvrirait les cieux, enverrait la lumière, et dirait « bienvenue, mon fils ! » Ce qu’il fit fut moins spectaculaire, mais bien plus brutal : il réactiva ma conscience. Ce fut tout sauf une expérience agréable. Soudainement, je réalisai une vérité, que je voulais supprimer à tout prix. Quand j’avais commencé mon enquête, j’avais commis  une action particulièrement sinistre, même jugée par mes standards athées. Il n’est pas nécessaire de fournir ici les détails sordides, mais c’était extrêmement vicieux, et j’avais dû couvrir cette action par des montagnes de mensonges. Et bien que j’aie su exactement ce que j’avais fait, je l’avais réprimé et caché intérieurement, comme si ça n’était jamais arrivé. Et Dieu fit briller la lumière, et me ramena ce fait en pleine figure, et je vis enfin cet acte pour ce qu’il était. Je fus foudroyé par la culpabilité, physiquement accablé par une douleur dans la poitrine, et dégoûté à l’idée de cette faute que j’avais commise, et de tous les mensonges que j’avais employés pour me couvrir. Je ne pouvais plus faire machine arrière. Je l’avais commise, et je ne pouvais rien faire pour changer cet état de chose.

Je me souviens encore comment, dans mon appartement près de Paris, l’ampoule s’alluma : et l’expression prit tout son sens, « Voilà » pourquoi Jésus avait dû mourir : Lui qui ne connaissait pas le péché devint le péché pour nous, afin que nous devenions en lui la justice de Dieu (2 Corinthiens 5 :21). Il prit sur lui la pénalité que je méritais, de telle sorte que dans la justice de Dieu, mes péchés soient pardonnés gratuitement, par sa grâce et non pas par mes bonnes œuvres ou rituels religieux. Il est mort pour que je puisse vivre. J’acceptai alors tout : je plaçai ma confiance en Jésus, et lui demandai de ma pardonner, selon les promesses du Nouveau Testament.

Si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres (Jean 8)

Dès lors que le pas fut franchi, les sentiments de culpabilité s’envolèrent. Je vécu une sorte de renouveau spirituel : la culpabilité était partie, et je reçus la liberté et le pardon que Jésus promettait. Je continuai de lire la Bible avec une passion grandissante, et toute mon histoire commençait à avoir du sens, et à démontrer une fin : j’avais fait l’expérience du Dieu vivant, qui s’était révélé à moi en la personne de Jésus Christ, qui selon l’Évangile, mourut pour payer le prix de mon péché, afin que je sois sauvé par la foi seule, en Jésus seul, et non pas par les œuvres de la loi. J’étais conquis.

Soyez prêts à offrir une défense  (1 Pierre 3 :15)

Après tout cela, je crus que c’était la volonté de Dieu que j’épouse la jeune femme que j’avais rencontrée, alors je cherchai un emploi à New York. Là encore, de manière providentielle, ma formation d’ingénieur dans la finance était particulièrement adaptée à la tâche, et j’obtins un emploi à Wall Street. Alors je fisun pas de foi, et, pour déménager à New York, je laissai tout derrière moi: ma famille, mes amis, mon travail, mon groupe de musique, et mon équipe de volley (il se trouve que je n’aurais de toutes manières pas pu continuer le volleyball parce que le muscle en charge de la rotation de l’épaule s’était atrophié. J’en ai gardé un trou visible à l’arrière de mon omoplate, et je ne peux plus jouer au volley). Quelques mois après mon arrivée à New York, il devint évident que cette femme n’était pas la bonne personne pour moi ; notre relation était misérable, et par la grâce de Dieu, nous finîmes par nous séparer au lieu de nous marier. Je me retrouvai donc seul à New York, avec tout ce temps disponible, sans aucun engagement social  dans la confusion et me demandant quel but Dieu poursuivait pour m’avoir ainsi déraciné. Je devins rapidement anxieux d’expliquer à ma famille et à mes amis (toujours athées), pourquoi je n’avais pas perdu la tête : pourquoi je pensais que le christianisme était vraiment vrai. Alors je me plongeai dans des livres, et commençai à commander tous les DVD que je pouvais trouver : des leçons, des débats formels, les arguments pour l’existence de Dieu, les arguments athées et leurs réponses, la fiabilité des Écritures bibliques, et toute la panoplie de l’apologétique chrétienne : théologie, histoire, philosophie analytique, et au final, tout ce qui touchait de près ou de loin à ma foi nouvellement trouvée. Au cours des quelques mois suivants, je passais tout mon temps libre en dehors du bureau (toutes les soirées de semaine et tous les week-ends) à me plonger dans ce matériel, absorbant toutes ces informations, et en appréciant chaque seconde. C’est d’autant plus ironique qu’avant ma conversion, je ne supportais pas les livres, et n’en avais jamais lu. Maintenant, je ne pouvais plus m’arrêter.

Après quelques mois à ce régime, je pensais « si je dois dépenser tout mon temps et mon argent à étudier ces choses, autant en obtenir un diplôme ! »

Alors je m’inscrivis à l’université, en séminaire théologique à New York, pour obtenir un Masters en études du Nouveau Testament. Au début je n’étais pas sûr de savoir si j’allais m’en tirer comme il faut, étant donné que je n’étais encore qu’un athée fraîchement converti, mais il se trouva que mon régime radical m’avait équipé d’une manière que d’autres, chrétiens toute leur vie, expérimentent rarement, parce que l’apologétique n’est pas vraiment dans leur ligne de mire. Alors j’excellai à l’université, et commençai à voir à nouveau le plan excitant de Dieu se dévoiler pour ma vie.

Peu après, dans la providence merveilleuse de Dieu, je rencontrai enfin une femme américaine qui cette fois était faite pour moi, et nous nous sommes mariés, et avons fondé une famille.Après avoir obtenu mon Masters, je finis par faire de la recherche en doctorat en théologie systématique et philosophique, sous la supervision d’un théologien très respecté, développant ainsi mon expertise dans la matière, et devenant peu à peu un universitaire chrétien et un apologète.

Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? (1 Corinthiens 4)

Voilà comment Dieu s’occupe d’ un athée français qui hait la religion, et en fait un théologien chrétien et apologète. Un bon nombre de commentaires pourraient être ajoutés, mais une chose est très importante : je n’ai jamais provoqué le moindre de ces changements. Je n’avais aucun intérêt en Dieu, je ne le cherchais pas, et je ne voulais pas de Lui. Il m’a tendu la main, m’a aimé alors que j’étais encore un pécheur, a démoli mes défenses, et a décidé de déverser sur moi sa grâce imméritée, afin que son Fils soit glorifié, et que de mon péché, je sois sauvé par la grâce, à travers la foi, et non pas par les œuvres ; c’est le don de Dieu, de telle sorte que personne ne puisse se vanter (Eph. 2 :8-9).

C’est l’Évangile, et c’est une bonne nouvelle qu’il vaut la peine de croire.

 

Guillaume Bignon,

Vous pouvez garder ma trace sur twitter, @theoloGUI, où mes brèves pensées théologiques et philosophiques y sont postées majoritairement en Anglais ; parfois en Français)

9 réponses
  1. Estebal
    Estebal dit :

    Bonjour Guillaume,

    Merci pour ton article. J’avais déjà vu la vidéo de toi avec David de acts17apologetic donc rien de nouveau sous le soleil, si je puis dire.

    Moi même je suis en école d’ingénieur après une maths sup maths spé. Je ne peux que constater l’irréligiosité de mes camarades et je m’en attriste…

    Il est bien vrai qu’il n’y a pas de grand débat sur la religion en France d’après ma connaissance contrairement aux débats qu’il y a aux USA avec Dr Craig mais je pense que cela est sur le point de changer.
    En effet, les découvertes scientifiques suggèrent, à mon humble avis l’existence d’un créateur et il y a une nouvelle vague aux USA en réponse au nouvel athéisme rampant ou l’apologétique se vulgarise et devient plus mainstream. J’espère ne pas me tromper mais c’est l’impression que j’ai.

    Du coup cela finira par atteindre la France éventuellement. Je me forme moi même en apologétique en parallèle de mes études.
    Je trouve cela passionnant. De plus cela m’a évité d’être absorbé par le monde..

    Que Dieu te bénisse !

    Répondre
  2. Alexandre GALLOT
    Alexandre GALLOT dit :

    On va faire un club d’anciens taupins apologètes !! 😉
    Je sors juste de taupe (MP), et je vais intégrer une école d’ingé en septembre. Après avoir découvert la théologie (notamment patristique et sacramentelle) en Terminale, j’ai fait en chemin (par intérêt, et bien forcé par quelques camarades sceptiques d’un niveau intellectuel et philosophique remarquable) la découverte de l’apologétique générale. Je trouve la théologie *absolument passionnante*, d’autant qu’elle m’a permis d’avoir un parcours intéressant au sein du christianisme (de l’évangélisme de ma conversion, j’en suis venu au catholicisme ou à l’orthodoxie), que je détaillerai et exposerai probablement à l’avenir sur un blog dédié aux questions théologiques et apologétiques.

    Je compte me dédier plus à fond, en école, à l’étude des Pères (décisive dans mon chemin de foi) et à la théologie en général, dont l’apologétique envers le scepticisme sera un gros morceau, puisqu’il y en a un énorme besoin.

    Que Dieu vous bénisse tous et nous conduise en Sa Vérité, afin que nous en rendions témoignage. Et je propose que nous restiions en contact ; mon mail, il me semble, est attaché à ce message 😉

    Répondre
    • Guillaume Bignon
      Guillaume Bignon dit :

      Bonjour Alexandre.
      Merci pour votre retour. Je me réjouis que vous ayez attrapé le virus de l’apologétique! Je vous souhaite bon courage pour vos études d’ingénieur et vos études du christianisme. Un petit conseil qui se veut sage? Je vous encourage à lire les pères à la lumière de la bible plutôt que la bible à la lumière des pères. L’écart entre les deux est parfois douloureux, et le chrétien se doit de prioriser les écritures bibliques au dessus des écrits patristiques. Bonne continuation dans toutes vos études, et n’hésitez pas à rester en contact avec l’association axiome.
      Affectueusement,
      Guillaume.

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  3. Marc-Olivier Blondin-Provost
    Marc-Olivier Blondin-Provost dit :

    « Savoir écouter, c’est posséder, outre le sien, le cerveau des autres ». Leonard de Vinci

    Vous avez une belle histoire touchante, mais je veux juste ajouter cette citation, car vous n’êtes évidemment pas le seul à avoir vécu une conversion :

    « Je n’ai aucun doute que votre acceptation de Christ a coïncidé avec des changements très positifs dans votre vie. Peut-être vous vivez maintenant d’une façon que vous n’avez jamais imaginée possible. Vous éprouvez peut-être des sentiments de bonheur lorsque vous priez. Je ne veux pas dénigrer aucune de ces expériences. Je tiens à souligner, toutefois, que des milliards d’autres êtres humains, en tout temps et lieu, ont eu des expériences similaires – mais ils les avaient en pensant à Krishna, ou Allah, ou le Bouddha, en faisant de l’art ou de la musique ou en contemplant la beauté de la nature. Il est évident qu’il est possible pour les gens d’avoir des expériences profondément transformatrices. Et il est évident qu’il est possible pour eux de mal interpréter ces expériences, et de continuer à se faire des illusions sur la nature de la réalité. » (Letter to a christian nation, Sam Harris).

    Passez une belle soirée!

    Marc-Olivier

    Répondre
  4. Labrador
    Labrador dit :

    Bonjour Guillaume

    Grâce à une amie je viens de découvrir votre témoignage et je rends grâce à Dieu pour votre vie. Le Seigneur prend soin de notre pays en appelant des hommes tel que vous capable de défendre la vraie foi en Jésus-Christ notre Seigneur face à une société dans laquelle la “pensée raisonnable” prédomine.

    Une sœur en Christ
    Marie-Hélène

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  5. Marc Legrand
    Marc Legrand dit :

    Bonjour Guillaume,

    Je prends connaissance du récit de votre conversion avec une grande attention, ayant pour ma part passé la plus grande partie de mon existence entre l’athéisme militant et l’agnosticisme par défaut, de guerre lasse, avant que la foi me soit communiquée d’en haut… comme je l’ai alors ressenti.

    Je vous écris car je note que votre famille est catholique (de nom et de tradition) alors que vous n’avez pas “opté” pour le catholicisme après votre conversion au Christ.

    Moi-même, je n’ai jamais eu d’indication divine quant à telle ou telle église qui aurait été plus proche de la vérité de l’Evangile que les autres. Ainsi, je me demandais comment vous en étiez venu au protestantisme. Pour ma part, je m’en sens davantage proche quant à ma propre lecture des Ecritures mais pas plus que ça pour tout le reste. Pour être clair, je vois beaucoup des défauts de l’Eglise catholique chez bon nombre de courants du protestantisme.

    Alors comment vous y retrouvez-vous ? Comment avez-vous fait ? Est-ce en étudiant l’Ecriture (dans le secret de votre chambre ET à l’université) que vous avez saisi que l’Eglise catholique et le catholicisme en général, ce n’était pas votre truc ? J’entends par-là, que la vérité était ailleurs. Chez les protestants.

    Comment faites-vous le tri ? Comment discernez-vous les esprits quand vous vous interrogez sur telle position théologique défendue par les uns ou les autres ? Dieu vous a-t-il montré le chemin ? Si oui, de quelle façon ? Pour ma part, quand je prie, ou c’est le silence, ou les ténèbres de la nuit de l’esprit.

    Dès lors, comment être sûr de prendre les bonnes décisions ?

    Fraternellement,

    Marc

    Répondre
    • Guillaume Bignon
      Guillaume Bignon dit :

      Bonjour Marc,
      merci pour votre question, elle m’est posée assez souvent. Plusieurs choses à dire en réponse:
      Comme vous le notez, ce n’est pas juste une question de préférence personnelle, il s’agit de déceler dans quel camp se trouve la vérité. La vérité sur quoi? Il faut voir quelles sont les questions sur lesquelles le catholicisme diffère du protestantisme. Le désaccord n’est pas toujours conséquent; par example, quelle importance, de savoir si Marie a eu d’autres enfants après Jésus ou pas? La différence est intéressante, mais pas vraiment primordiale. En revanche, voila la question centrale: comment un pécheur peut il être réconcilié avec un Dieu parfaitement juste? Cette question là est absolument cruciale, elle est au centre de l’évangile, et les catholiques et les protestants offrent deux réponses radicalement opposées. La réponse catholique est que le salut est obtenu par les sacrements de l’église catholique, par ce processus qui commence au baptême qui soi-disant régénère le pécheur, et se poursuit par la réception régulière de l’eucharistie, la confession à un prêtre pour obtenir le pardon des péchés, les oeuvres de pénitence, la justification est un processus, graduel, qui “infuse” la grace de Dieu dans le coeur du croyant, et finit par le parfaire, même après la mort dans un purgatoire dans lequel il a l’occasion d’atoner pour les conséquences de ses péchés. A aucun moment dans ce processus n’y a t il de certitude quant au statut du croyant. A l’inverse, la réponse protestante est que le salut, la vie éternelle, le pardon des péchés, sont tous reçus gratuitement, instantanément, pour celui qui se repend de ses péchés, et place sa foi en Jésus. La justification est une déclaration immédiate, que le pécheur est pardonné, accepté sur la base du paiement par Jésus sur la croix, son atonement parfait qui nous rachète aux yeux de notre Dieu juste. Le message est clairement différent.
      Alors comment ai-je décidé? Principalement en étudiant la Bible, et de manière secondaire, par la confirmation de mon expérience.
      L’enseignement biblique est limpide: le chrétien est sauvé par la grace de Dieu, à travers la foi, et non pas par les oeuvres (Eph.2). Nous sommes justifiés par la foi, qui procure la paix avec Dieu (Rom.5). La mort du Christ est un paiement unique, parfait, et suffisant pour le pardon de nos péchés (Héb. 10). Paul enfonce le clou dans Galates, et la lettre aux Romains est un traité détaillé répondant très précisément à la question, comment un pécheur peut-il être pardonné? La réponse est répétée à tout va: par la foi en Jésus. Pour étudier la question, je conseille de lire les sections pertinentes dans les “institutions de la religion chrétienne” par Calvin, ou, en anglais, un excellent ouvrage est sorti récemment, par Tom Schreiner, “Faith Alone”.
      Et puis, dans mon expérience, comme vous avez pu le lire ci dessus, le message de l’évangile était central dans ma conversion: la réalisation que le prix pour mon péché avait été payé par Jésus, et que le pardon gratuit m’était offert en plaçant ma foi en Jésus. J’ai accepté cette bonne nouvelle, cet évangile biblique, et ma culpabilité s’est envolée, j’ai vécu ce renouveau promis par Jésus, et ma vie a été transformée.
      Voila pour répondre à votre question. Je vous laisse mener l’étude et prendre votre décision, mais je vous recommande l’évangile biblique, selon lequel “Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle.” (Jean 3:16)

      Répondre

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